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Article paru ce jour sur lerepublicain.net

24 novembre 2016 - 14:46

Gujan-MestrasAliki Fakate : "Je fais attention à ne pas blesser mes adversaires"

Licencié à l'UA Gujan-Mestras en Honneur, l'ancien joueur de l'UBB raconte son retour à la compétition après deux ans d'absence et revient sur la polémique qu'il suscite.

24/11/2016 à 12:48 par Nicolas Gosselin

  (@rugbygujan.clubeo.com)(@rugbygujan.clubeo.com)

En mai 2014, Aliki Fakate annonçait sa retraite sportive suite à un problème de santé. La mort dans l’âme, le troisième-ligne de l’UBB devait raccrocher les crampons à cause d’un rétrécissement de son canal rachidien, provoqué en partie par sa pratique sportive. Deux ans plus tard, à 31 ans, le joueur formé au LOU a décidé de revenir sur les terrains mais au niveau amateur, avec l’UA Gujan-Mestras, puisque les assurances ne l’autorisent plus à jouer au niveau professionnel en France.

“Aliki, comment s’est fait ton retour ?

Après ma retraite sportive, j’ai pris énormément de poids. Je suis passé de 140 à 170 kilos. J’étais devenu un gros pâté (sic). C’était décourageant ! Donc je me suis remis au sport et l’année dernière, je me suis inscrit au club de Gujan-Mestras pour jouer à toucher avec les anciens. C’est comme ça que l’envie est revenue. Je me suis rendu compte que le rugby m’avait vraiment manqué pendant un an. Le coach des avants de l’UAGM – Vincent Violle – m’a vu à un entraînement. Il m’a proposé de donner un coup de main à l’équipe en Honneur et j’ai accepté.

“J’étais devenu un gros pâté”

Pendant deux ans, comment as-tu vécu ton retrait prématurée de la compétition ?

Les médecins m’avaient prévenu en 2011 de mon problème de canal rachidien mais je voulais continuer à jouer au rugby professionnel. Mais en 2014, on m’a arrêté car le médecin avait peur pour ma santé. C’était difficile mais j’ai eu trois ans pour m’y faire. J’ai essayé de passer à autre chose, de tourner la page. Je pensais que je ne rejouerais jamais. J’ai tout fait pour ne pas être nostalgique. Quand je voyais d’anciens coéquipiers de l’UBB, comme Patrick Toetu ou Benjamin Sa’a, on ne parlait jamais de rugby. Je ne regardais plus aucun match à la télé. J’ai fait en sorte que ça ne me manque pas. Après dix ans de rugby pro, j’en ai profité pour passer plus de temps avec ma famille. Avec ma femme, je me suis lancé dans la musique. On a un groupe de musique – les Pacific Islanders – et on fait des tournées, des concerts, des baptêmes, des communions… Ma femme chante et moi, je suis au piano.

Pendant cette période, tu n’as pas eu de propositions pour reprendre la compétition ?

Oui, j’ai été sollicité par beaucoup de clubs. J’ai eu des contacts avec des clubs comme Lormont ou Vannes, quand ils étaient encore en Fédérale 1. J’ai même eu des touches en Angleterre ou en Italie. Là-bas, les règles ne sont pas les mêmes qu’en France et j’aurais pu rejouer en professionnel. Mais j’ai toujours refusé.

(@rugbygujan.clubeo.com)(@rugbygujan.clubeo.com)

Finalement, tu as repris à Gujan-Mestras, en Honneur. Tu n’as pas peur pour ton intégrité physique ?

Non, ça ne m’a jamais fait peur. Même chez les pros. J’ai retravaillé ma technique de placage pour me protéger. Puis en Honneur, il y a quand même un gouffre avec le niveau professionnel.  En termes de puissance, on est à 10% de ce qu’on retrouve en Top 14. Faut pas se leurrer, ce n’est pas pareil. Et aussi, les mêlées ne sont pas poussées…

A l’inverse, certains clubs d’Honneur râlent auprès du comité car ils ont peur pour l’intégrité physique de leurs joueurs comme tu as évolué longtemps en Top 14… Ils jugent le rapport de force déséquilibré. Qu’en penses-tu ?

Depuis le début de saison, je n’ai fait aucun blessé. Déjà, je n’ai pas du tout la même masse musculaire qu’avant. Puis, je fais attention à ne pas blesser à mes adversaires, de ne pas les dégoûter du rugby. J’essaye de faire des crochets, des raffuts. Je tente des choses que je ne faisais jamais avant. Quand j’étais pro, on me demandait de percuter les mecs aux épaules, de faire mal. Là, je n’ai pas besoin de rentrer dans les gars comme un con. On gagne donc on peut jouer autrement.

Aliki Fakate : "J'ai découvert le rugby de clocher"

L'ancien deuxième-ligne de l'UBB a découvert le niveau amateur cette saison, avec l'UA Gujan-Mestras. Avant, il n'avait connu que le rugby professionnel.

24/11/2016 à 14:13 par Nicolas Gosselin

  (@rugbygujan.clubeo.com)(@rugbygujan.clubeo.com)

Sur les terrains d’Honneur, sa présence suscite bien des discussions. Le colosse calédonien (2m01 – 140kg), formé au LOU et passé par Montpellier puis l’UBB, cristallise les critiques des autres clubs concernant la suprématie gujanaise en championnat.

“Aliki, certains dirigeants de club évoluant en Honneur estiment que tu n’as pas le droit de jouer en compétition officielle. Bien que ta licence ait été tamponnée par la fédération, ils se sont plaints auprès du comité Côte d’Argent, qui a renvoyé ton dossier auprès du service médical de la FFR. Depuis le début de saison, as-tu déjà entendu des remarques à ton sujet ?

Oui, ça me fait rire. Je me rappelle d’un match à Mimizan où les supporters s’engueulaient. Ils parlaient d’argent mais ce n’est pas l’argent qui influe sur mon choix de jouer à Gujan. J’habite au Teich, à cinq minutes du stade. Si j’habitais à côté d’un autre club, ça aurait été un autre club. Après, si on veut me retirer ma licence, tant pis.

“Au début, par exemple, j’étais choqué de devoir ramener ses affaires à la maison après l’entraînement pour les laver.”

Tu as commencé le rugby à 21 ans, au Lyon olympique universitaire (LOU). Finalement, il a fallu attendre que tu es 31 ans pour découvrir le niveau amateur…

Oui, j’ai découvert un autre rugby. Au début, par exemple, j’étais choqué de devoir ramener ses affaires à la maison après l’entraînement pour les laver. Chez les pros, le club s’occupe de tout. Ou même, les mecs qui arrivent en retard à l’entraînement, je n’avais jamais connu ça. Et on ne s’entraîne pas beaucoup. On ne fait que deux séances par semaine, d’1h40. Avant, c’était juste le temps que je passais à la musculation avant de passer à la séance. En match, il y a les spectateurs aussi. Chez les pros, ils sont tellement loin du terrain qu’on ne les entend pas. Là, on les entend bien et ils viennent nous parler après les matchs. Je découvre ce rugby de clocher et ça me plaît beaucoup.

En championnat, tu joues rarement les matchs en entier. Tu n’as pas encore 80 minutes dans les jambes ?

Je pourrais jouer tout le match mais comme on gagne avec de la marge, on fait tourner. Généralement, je joue quand même une petite heure. Mais avec mon groupe de musique [les Pacific Islanders], il m’arrive de jouer les vendredis soirs ou samedis soirs. Quand je termine à 4h du matin, c’est fatiguant donc j’hésite pas à demander le remplacement en match.”

Commentaires

Staff
      RHCA
RHCA 25 novembre 2016 10:53

Attachant ce garçon. Belle personne.

MENU DIMANCHE 15 OCTOBRE 2017

ATTENTION CHANGEMENT DE TARIF

15 € pour les adhérents (carte de supporters)

23 € pour les non-adhérents

(15 €  de repas + 8 € d'entrée au stade)

 

menu 15 10.JPG

Réservation auprès de Laurence : 06 16 99 52 35 le soir après 18 h

VENTE DE COCCINELLES !

Vente de coccinelles directement au stade les jours de match.

A commander auprès de Mathieu Mirou, nouveau président des SaHoutous, au 06.87.21.37.01.